Les 3A-Historique vous accueilleront sur le plateau PL6 proche du forum, place des Lumières : www.epoquauto.com
Lancé en 2021, le projet 3A-Historique vise à devenir une référence européenne sur l’histoire industrielle et technique des véhicules construits en région lyonnaise.
Nous vous attendons à Epoqu'Auto 2026 pour partager ensemble les informations sur les constructeurs de véhicules lyonnais.
Coupé Marsonetto 1600 GT, de 1968 : Le carrossier Mario Marsonetto s’installe en 1948 à Villeurbanne se lance dans la construction d’automobiles sur la base de châssis Renault 4CV et Zagato en les accouplants à des moteurs Panhard Dyna Z et Renault 8 pour mettre sur le marché sa Luciole en 1958 et sa Mars 1 en 1966.
Avec les bons offices du magicien Amédée Gordini au Mondial de l’Automobile de 1968, Maria Marsonetto, sur la bse de la Mars 1 équipée du tout nouveau moteur Renault 16 TS, présenta sa 1600 GT dont 2 exemplaires furent produits. Le groupe moteur de 92 ch avec une boite 5 vitesses offraient la traction. Le châssis est en tubes d'acier avec une suspension à roues indépendantes et le système de freinage a 4 disques.
La carrosserie en polyester aérodynamique offre 4 places et est dotée d'une grande lunette arrière ouvrante de type liftback. La Marsonetto 1600 GT pèse 595 kg et atteint les 220 km/h. Ceux sont les dernières fabrications artisanales de ce carrossier. Véhicule aimablement prêté par le musée Henri Malartre.

Première moto au monde certifiée comme telle : Le Gadzarts Louis-Guillaume Perreaux de l’Orme (1816-1889) étudia et construisit pluisieurs vélocipède à grande vitesse à vapeur. C’est dans les additions de son brevet d’invention du 28 décembre 1868 pour un vélocipède à grande vitesse, c’est-à-dire un véhicule mu par la force humaine agissant sur des pédales rotatives actionnant la roue avant avec un système mécanique qui la rend motrice et directrice, que cet ingénieur-civil imagina à 4 reprises de motoriser celui-ci.
Le 20 mai 1870, Louis-Guillaume Perreaux motorisa son vélocipède à pédales avec un système électrique à piles. Le 15 juin 1871, il imagina de le faire fonctionner avec un moteur à vapeur monocylindre simple éffet dont la vapeur est produite sous la flamme d’esprit de vin (éthanol purifié), du pétrole ou de l’huile. Le 15 mars 1872, il perfectionna encore son vélocipède à grande vitesse à vapeur mais le 18 juillet 1874, lors d’un essai, son moteur explosa sous son inventeur.
Bien que Louis-Guillaume Perreaux ne le chevaucha plus, il le fit évoluer à la longe dans des manèges, le présenta roulant dans diverses expositions, le commercialisa en vélocipède et en tricycle. Il ne cessa de le perfectionner, de le faire évoluer, opta pour combutible l’esprit de bois (méthanol) et prit un ultime brevet d’invention le 21 mars 1885. L’un des ces vélocipèdes à grande vitesse à vapeur est parvenu jusqu’à nous, il est une évolution que l’on peu située entre 1874 et 1885, et il est conservé au musée du Domaine de Sceaux. Nous vous présentons la réplique officielle et fonctionnelle que vient tout juste d’achever Jean-Pierre Kreder.

Torpédo Berliet type « A.I » 22 HP dit "Fonck" et surnommée "étoile d’argent" : Cette Berliet torpédo a appartenu au pilote de chasse et homme politique René Fonck (1894-1953) ayant totalisé 75 victoires homologuées pendant la Première Guerre Mondiale d’où son surnom d’ "as des as".
Le 11 janvier 1911, la Société des Automobiles M. Berliet faisait réceptionner par l’ingénieur en chef des mines son nouveau châssis type « A.I » 22 HP. Ce châssis connut un beau succès commercial, si bien que lorsque qu’éclata la Première Guerre Mondiale, l’armée française commanda à Marius Berliet un 1er marché de cette A.I 22 HP dont les premières furent livrées le 2 novembre 1914 au Service des Fabrications de l’aviation militaire installé dans l’urgence 245, rue Garibaldi à Lyon, et cela bien avant les fcommandes et livraison des fameux camions CBA2 à venir.
Cette A.I 22 HP militaire très prisées des aviateurs fut ensuite baptisée « Etoile d’Argent » lorsque la Société des Automobiles M. Berliet en déposa la marque de fabrique et de commerce le 16 juin 1921. Carrosserie ouverte 4 places. Moteur essence 4 cylindres verticaux en ligne, monobloc de 4,4 litres, soupapes latérales, culasse fixe, alésage × course 100 × 140 mm, boite de vitesse à 4 rapports plus marche arrière, puissance fiscale effective de 22 ch à 1580 tr/min.

Coupé Louis Rosier : En 1956, l’entrepreneur et pilote automobile Louis Rosier (1905-1956), carrosse d’aluminium un châssis tubulaire Renault Frégate, (moteur de 80 chevaux et poids 950 kgs), pour la comtesse Yvonne de Lestrange (1892-1977), dernière duchesse du Mortier de Trévise, en vu du Trophée d’élegance féminine en automobile qui se déroula le 11 août à Vichy.
La comtesse fut l’égérie et initia aux arts et lettres son petit cousin Antoine de Saint Exupéry et fut la dernière française qu’il vit sur le sol de France avant d’être abattu en 1940. La contesse de Lestrange et son coupé Roiser remportérent le Trophée d’élegance féminine en automobile.
Cette automobile est unique et a été créée pour ce trophée, elle ne fut malheureusement jamais construite en série par suite du décès de Louis Rosier.

Remise d’un précis des marques de fabrique et de commerce
ainsi que des brevets d'inventions de l’ère Mairus Berliet, Tome I :
La Fondation Berliet étant un partenaire précieux tant pour Epoqu'Auto que pour notre colloque, Didier Mahistre a proposé de retrouver tous les brevets d'inventions Berliet de 1898 à 1949. Il en a recensé 60 pour cette période et a ajouté ceux de son père et de son oncle de 1854 à 1900. Sachant que la Fondation Berliet ne possède aucune trace de ces brevets, nous proposons de leur offrir pendant Epoqu’Auto.
Évocation du concours d’élégance du 11 août 1956 à Vichy :
A été présenté à ce concours d'élégance le coupé Louis Rosier, modèle unique, sur base mécanique de Renault Frégate : nous avons retrouvé la voiture et elle sera exposée sur le plateau des 3A-Historique.
Cette automobile était présentée par la duchesse de Trévise et comtesse de Lestrange, cousine éloignée d'Antoine de Saint Exupéry : la comtesse sera jouée par Élodie Rosier, petite fille du pilote. La toilette que porta la comtesse sera refabriquée à l'identique et habillera Élodie sur notre stand.

La section les 3A-Historique de l'association Amateurs d'Automobiles Anciennes est un projet scientifique assez ambitieux, qui se veut être le collecteur et le gardien de la mémoire de l’automobile lyonnaise. Le but est de renseigner aussi bien le grand public que les spécialistes avec un maximum d'informations.
11 personnes de l'équipe des 3A-Historique se sont relayées pour renseigner sur les constructeurs lyonnais disparus et leur travail de mémoire en exposant deux motos Rhonyx un type FX avec bloc-moteur Chaise et Cie à simple arbre à cames en tête de 350 cm3 et un GX avec bloc-moteur Chaise et Cie à simple arbre à cames en tête de 350 cm3 produits à Lyon, un rare modèle de moto usine à cadre treillis avec fourche de type Earles et bloc-moteur SNECMA (ex Gnome et Rhone) de 175 cm3 réalisée en un exemplaire unique par Joseph Follis et qui s'illustra en compétition, et une barquette Follis équipée d’un V12 Ferrari qui s'illustra elle aussi en courses de côte. Ces véhicules étaient les attractions du stand.
Une place a été aussi consacrée à la SLHADA, Société Lyonnaise d’Histoire de l’Aviation et de Documentation Aéronautique, basée au fort de Bron, qui rappellerait que Lyon fut aussi une terre d’aviation qui débuta en 1874.
Le travail de recherche actuel des 3A-Historique était illustré par une cartographie sur Internet et une carte papier de 70 constructeurs sélectionnés distribuée à plus de 600 exemplaires en 3 jours sur le stand !

Crédit photos : Jean-Claude Pauly, Daniel Culas, Thierry Martin
Si la construction automobile a depuis longtemps quitté la capitale des Gaules, Lyon fut, au début du siècle dernier, un véritable terrain d’expérimentation pour les passionnés de mécanique. Sans rivaliser avec Paris par le volume de production, la ville abritait une véritable « école automobile lyonnaise ». Entre 1896 et 1947, plus de cent constructeurs se sont lancés dans l’aventure, s’appuyant sur une industrie mécanique déjà florissante – notamment au service de la soierie – et sur une bourgeoisie désireuse de s’initier aux plaisirs de l’automobile.
Un superbe plateau de 19 automobiles avait été réuni par nos amis Patrick Huchet et Michel Brotel. Les 3A-Historiques y ont effectué des visites commentées et ont renseigné les visiteurs sur les marques lyonnaise à partir de leur stand.
Vous trouverez ci-dessous les photos des différents véhicules, soit par ordre :
Crédit photos : Pierre Edmond Desvignes