CONSTRUCTEURS DE CAMIONS ET AUTOCARS

BERLIET - 3 rue Michel Perret aux Brotteaux 1894-1903, ensuite 12 rue des Quatre Maisons à Monplaisir, puis à Vénissieux en 1915 - Marius Berliet, fondateur, est né en 1866 à la Croix-Rousse à Lyon. Les automobiles Berliet ont été le plus important constructeur français de poids lourds. Berliet est le seul de tous les constructeurs qui prospérèrent à Lyon au début de l`automobile à avoir subsisté. Marius Berliet imagine son premier moteur en 1894. L'année suivante il construit une voiture complète. L'entreprise sera fondée en 1899. En 1902, il reprend l'activité du constructeur lyonnais Audibert & Lavirotte dans le quartier de Lyon-Monplaisir (250 personnes et 5000 m2 couverts). En 1907, le premier camion est fabriqué. En 1916 , Marius Berliet achète 400 hectares de terrains à Vénissieux – Saint-Priest et, en deux ans, rend l’usine opérationnelle. Paul Berliet, né en 1918, avant-dernier enfant, prend les rênes de l’entreprise à partir de 1950. Entre 1950 et 1974, l'entreprise connaît une forte expansion. Les effectifs passent progressivement de 6800 en 1951 à 24000 en 1974. Berliet porte ses efforts à l’exportation en Europe et au développement d’une politique d’industrialisation dans les pays en voie de développement pour les propres besoins de ces pays à partir de 1958. Parallèlement, est menée à bien, une politique de décentralisation régionale avec la création de plusieurs usines dans un rayon de 60 kilomètres autour de Lyon. En 1975, Automobiles Marius Berliet compte alors un effectif de 24 000 personnes. L’Etat décide du rattachement de Berliet à la Régie Renault. En 1978, Berliet devient Renault V.I. après absorption de Saviem. En 1980 disparaissent les marques Berliet et Saviem au profit de la marque Renault. www.fondationberliet.org

 

LUC COURT - Automobiles Luc Court, 88-92 rue Robert - M. Luc Court, ingénieur E.C.L. fabriquait de l'appareillage électrique depuis 1892 et en 1898 il entreprit de construire des automobiles. Après quelques tentatives avec des voitures électriques, il s'orienta rapidement vers le véhicule à pétrole et dés 1899 il construisait des voiturettes à moteur 2 cylindres horizontaux placé à l'avant qui firent sensation a l'époque pour la simplicité de leurs organes. Dès le début ces voitures se distinguèrent dans différentes épreuves dont la course de côte de l'A.C. Forézien gagnée en juin 1904. Une de ces voitures spécialement conçues par M. Luc Court, pour les courses de côtes est exposée au musée de Rochetaillée ; elle date de 1901-1902 et a déjà la commande des vitesses placée sous le volant. De nombreux modèles tourisme a moteur 2, 4 et 6 cylindres furent fabriqués jusqu`à la grande guerre. Elles étaient munies du carburateur «Minimax›› breveté en 1902 par M. Court. Il était premier à avoir un gicleur spécial pour la mise en route et le ralenti, et deux autres gicleurs qui se mettaient en fonction par dépression selon la puissance développée. En 1907 la firme acquit le brevet Lacoin du châssis démontable, et de nombreux modèles furent ainsi construits. Ce système permettait avec le même avant, de posséder plusieurs carrosseries et de les changer selon les saisons ou l`utilisatior1 du véhicule. Plus de mille camions légers 1500 kg furent livrés à l`armée pendant la guerre 1914-1918. lls étaient d`une robustesse légendaire. Plusieurs d`entre eux, toujours en service 20 ans après avoir été rachetés aux Domaines, furent réquisitionnés en Septembre 1939. Après l'armistice la fabrication repris avec des voitures 4 cylindres de 12 et 20 hp. Les voitures de tourisme ont été construites régulièrement jusqu'en 1933 ; quelques exemplaires ont encore été faits sur demande jusqu'a 1936. La fabrication des camions a essence a été arrêtée en 1941 et celle des camions diesel en 1952. Luc Court fut un gros fournisseur des P.T.T. qui appréciaient ses camionnettes robustes et rapides. Peintes en marron avec les ailes noires elles ont fait parti du décor de nos rues pendant de nombreuses années. (d'après Lucien Loreille)

 

DARD En 1867 un inventeur nommé DARD proposa de doter LYON d'un service d'omnibus à vapeur. Son véhicule qu`ii avait baptisé "Locomotion" comprenait un tracteur remorquant 2 voitures de passagers. Lors de l`essai de démonstration le véhicule eut un accident et le projet resta sans suite. (d'après Lucien Loreille)

 

GABERT - Rue Bugeaud - Un artisan mécanicien Pierre GABERT, installé Rue Bugeaud a réalisé en 1883 une locomotive routière. (d'après Lucien Loreille)

 

ISOBLOC - Véhicules Isobloc, place du Bachut Lyon-Monplaisir - Fondée peu avant la dernière guerre cette firme lança des autocars sans châssis à carcasse en tubes soudés, construits sous licence américaine GAR-WOOD. Le moteur placé à l'arrière était un Matford V8. Pendant l'occupation celui-ci fut remplacé par un Rochet-Schneider. Il y a quelques années l’affaire ISOBLOC fut transférée à Annonay où la fabrication continua chez le carrossier Besset. (d'après Lucien Loreille)

 

PATAY - L'industriel lyonnais Marius Patay, fabricant de moteurs électriques a construit en 1887 une locomotive routière qu'il baptisa "Colibri". Ce tricycle à vapeur pesait 700 kg. Les autorités de l'époque I'avait autorisé à circuler seulement sur des itinéraires bien définie : Lyon et Vénissieux, Lyon et l`Arbresle et Vaise - Place du Pont. Elles avaient également fixé sa vitesse à 8 km-h en ville et 20 km-h en rase campagne et lui avaient interdit de stationner dans les voies comportant une ligne de tramway. Le Colibri fut plus tard transformé pour rouler sur rails à voie étroite. Il existe toujours et a été exposé à la rétrospective des Iocomotions organisée au Palais de la Foire en 1958.  (d'après Lucien Loreille)

 

SOVEL - Société Sovel. Véhicules Electriques Industriels, 154 rue Léon-Blum, Villeurbanne - MM. Maurice Audibert et Emile Lavirotte réalisent leur premier véhicule en 1893 et peuvent être considérés comme les premiers constructeurs de notre cité. Les moteurs étaient à 2 ou 4 cylindres placés soit à l'avant, soit à l'arrière selon les modèles. La transmission se faisait par courroies ou par chaines. Le châssis était en tube d'acier. Certaines voitures furent engagées dans les épreuves de |'époque, l`une se classe honorablement à la course Nice-La Turbie de 1899. Une bonne cinquantaine de voitures, camionnettes et omnibus furent construites jusqu'à 1902, année où l'affaire fut mise en liquidation et les locaux rachetée par Berliet. (d'après Lucien Loreille)

 

VITRAC-DUGELAY - M. Christolhomme, fabricant de camions automobiles, 50 rue de Montchat, Lyon - Cette affaire aurait débuté en 1908 pour s'arrêter en 1911 e n'aurait pas réalisé plus d'une dizaine de véhicules. II est amusant de rapporter que plusieurs catégories "poids lourds" étaient prévues à la course de côte des Chères-Limonest en avril 1908. Les deux camions Vitrac-Dugelay engagés se classèrent 3ème et 4ème de la classe 1000 kgs.  (d'après Lucien Loreille)